Indiens VS chasseurs

Un parcours artistique, entre ville et forêt, invite à découvrir des interventions pensées en fonction des lieux, évoquant l’histoire locale, les pratiques sociales et la nature de ce territoire. Dans un esprit inspiré par les jeux et les loisirs, la manifestation assume une envie de détente, à l’image des usages citoyens occupant la place principale de Labenne. Il est ainsi question de pétanque, de pelote, de jeux d’enfants, de jeep sauvage. La proximité avec la forêt a aussi déclenché le désir d’évoquer une certaine spiritualité, une fusion avec la nature. Et au détour des chemins, le promeneur peut se laisser surprendre par des mots philosophiques, des animaux géants ou des motifs psychédéliques. François Loustau, commissaire d’exposition.

Natacha Sansoz s’est réappropriée une JEEP Cherokee, en détournant les codes du culte de la voiture et ceux de la chasse. Dans cette installation éphémère, les trophées de chasse se mêlent à la finesse des points de croix et des travaux d’aiguille. A la tombée de la nuit, GNAC GNAC s’est installé à côté de l’oeuvre et s’est amusé à jouer aux chasseurs et aux indiens. Et si les indiens étaient végétariens et vivaient dans les Landes, que mangeraient-ils ? Du maïs ! Mais alors comment les chasseurs nourriraient leurs poulets Landais ? Après ce vif questionnement les convives ont pu choisir une serviette sérigraphiée GNAC GNAC, qui leur été offerte, puis aller dans le camp des chasseurs dévorer une cuisse de poulet, marinée au thym, citron et huile d’olive ou partir chez les indiens pour ronger un épi de maïs bio. enduits de beurre demi-sel et de piment d’Espelette. Score final : 1 partout, il n’est pas resté un épi ni une cuisse dans les deux camps.

MAXI Parcours d’artistes / Labenne / Crédit photo : Grégoire Lavigne et Natacha Sansoz.